L’homosexualité des tsars russes : Vassili III et Ivan IV « le Terrible »
Et qui était Fiodor Basmanov.
- Rédaction
Vassili III
Vassili III fut grand-prince de Moscou et souverain de l’État russe de 1505 à 1533. Son règne est généralement considéré comme réussi : la construction en pierre se développa ; Pskov, Smolensk et Riazan furent intégrées à l’État ; et le pays poursuivit son relèvement après des siècles de dépendance à l’égard de la Horde — la domination politique mongole souvent désignée sous le nom de « joug tatar » — ainsi que des raids et des dévastations qui l’accompagnaient.
Du vivant de Vassili III, des rumeurs circulaient, tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger, selon lesquelles il était homosexuel. Il se maria deux fois. Sa première épouse fut Solomonia Sabourova : elle l’épousa vers l’âge de quinze ans, tandis que Vassili lui-même avait environ vingt-six ans. Selon les critères de l’époque, un tel mariage paraissait tardif pour un souverain tenu de donner des héritiers le plus tôt possible.
Vassili et Solomonia vécurent ensemble pendant une vingtaine d’années, mais n’eurent pas d’enfants. Dans les sources et les récits ultérieurs, on attribue le plus souvent cette absence de descendance à l’infertilité de Solomonia. Après des années d’efforts infructueux, le tsar obtint le divorce — une procédure rendue difficile par la résistance de l’Église. Dans la tradition orthodoxe de cette époque, le divorce d’un souverain était exceptionnellement ardu et exigeait des motifs sérieux. Environ un an plus tard, Vassili contracta un nouveau mariage avec Héléna Glinska, très jeune — elle avait environ seize ans.
Quatre ans après les noces, Héléna donna naissance au fils de Vassili, Ivan, qui sera plus tard connu sous le nom d’Ivan le Terrible ; deux ans après, un second fils, Iouri, vint au monde.

Les rumeurs sur l’homosexualité de Vassili III furent renforcées par des témoignages étrangers émanant de personnes venues en Russie durant son règne et qui décrivaient des usages de cour leur paraissant insolites. Elles affirmaient qu’à la cour régnait une mode consistant à s’entourer de « jeunes gens efféminés » choisis parmi les fils de boyards. Les « fils de boyards » constituaient une catégorie de service — en somme une petite noblesse — qui recevait terres et statut en échange d’un service militaire et administratif.
Selon ces observateurs, le grand-prince prenait ces jeunes hommes sous sa protection, leur accordant entretien et solde. Parmi ceux qui ont laissé de telles impressions, on cite souvent le diplomate du Saint-Empire Sigismond von Herberstein. Il se rendit en Russie à deux reprises et rapporta ce qu’il avait vu et entendu dans ses Notes sur la Moscovie.
Un autre auteur européen, l’Italien Paolo Giovio, écrivit lui aussi sur l’homosexualité de Vassili III ; mais il importe d’en comprendre l’origine : Giovio ne s’est jamais rendu en Russie et s’appuyait sur des récits d’autres envoyés et voyageurs.
« Il était aussi accablé d’un vice infâme […], éprouvait de l’aversion pour les femmes et, par conséquent, reporta sa concupiscence sur l’autre sexe ; car, selon une coutume de longue date chez les Moscovites, il est permis — à la manière des Grecs — d’aimer les jeunes gens… »
— Paolo Giovio, historien italien, à propos de Vassili III
Dans certains articles en ligne modernes, on rencontre des histoires encore plus sensationnelles — par exemple l’affirmation selon laquelle Vassili III aurait été incapable d’accomplir son devoir conjugal sans la présence d’un sotnik (littéralement « commandant de cent ») nu, issu de la garde du palais. Toutefois, de tels récits ne sont étayés par aucune source historique et relèvent très probablement d’inventions tardives.
La vie privée de Vassili III doit donc être abordée avec prudence. Il se peut que ces rumeurs aient été amplifiées. Sa première épouse, Solomonia, a pu, en effet, souffrir d’infertilité.
Il convient aussi de replacer ces témoignages étrangers dans leur contexte : les Européens de cette époque représentaient souvent la Russie comme un pays « sauvage » et radicalement autre, et une telle disposition pouvait accentuer les biais — encourageant un vocabulaire plus dur et une propension à répéter les rumeurs les plus frappantes.
Ivan IV « le Terrible » et Fiodor Basmanov
Après la mort de Vassili III en 1533, son fils et héritier n’avait que trois ans. Officiellement, Ivan était déjà considéré comme le souverain, mais il était beaucoup trop jeune pour gouverner ; le pouvoir passa donc à des régents. Dans l’État moscovite du milieu du XVIe siècle, ce rôle fut assumé — tour à tour ou conjointement — par les boyards (la haute noblesse), par la mère d’Ivan, ainsi que par des représentants de l’Église.
En 1545, lorsqu’Ivan eut quinze ans, il commença à gouverner par lui-même. Deux ans plus tard, il fut couronné et adopta pour la Russie un nouveau titre : tsar. Aux yeux des Européens, ce titre se rapprochait d’un statut impérial.
« Beau de visage. »
— L’envoyé vénitien Marco Foscarini, à propos de l’apparence d’Ivan le Terrible âgé de 27 ans
Dès le début de son règne personnel, Ivan IV mena des réformes visant à centraliser le pouvoir et à renforcer l’État.
Sous son autorité apparut un corps permanent : les streltsy (littéralement « tireurs »), une infanterie d’État armée d’armes à feu. Ivan introduisit des changements dans l’administration, la justice et la fiscalité. Ses plus grands succès militaires comptèrent l’annexion de Kazan et d’Astrakhan — des khanats de la Volga. Il établit également des relations commerciales avec l’Angleterre.
Selon les critères de son époque, Ivan était très instruit : il lisait et écrivait beaucoup et composait même de la poésie.
« …aucun souverain de nos débuts historiques ne se distingua par une telle ardeur et une telle habileté dans la conversation et la controverse — de vive voix comme par écrit — que ce soit sur la place publique, lors d’un concile d’Église, avec un boyar passé à l’ennemi, ou avec des envoyés étrangers ; c’est pourquoi, pour sa sagesse verbale, on lui donna le surnom de rhéteur. »
— L’historien russe Sergueï M. Soloviov, à propos d’Ivan le Terrible
L’histoire matrimoniale d’Ivan IV est complexe. « Officiellement », il se maria quatre fois, et le nombre d’épouses non officielles a pu atteindre sept. Il s’intéressait aux femmes. Le voyageur anglais Jerome Horsey prétendait connaître personnellement le tsar et écrivit qu’Ivan se vantait d’avoir séduit mille jeunes filles et d’avoir tué mille de ses propres enfants. Dans le même temps, toutefois, des rumeurs circulaient selon lesquelles les désirs d’Ivan ne se limitaient pas aux femmes. L’un des amants présumés du tsar aurait été Fiodor Basmanov.
Fiodor Basmanov était issu d’une famille noble. Son père, Alexeï Basmanov, servit très tôt Ivan en qualité de voïvode — un commandant militaire responsable des régiments, des campagnes et de la défense. Alexeï participa à la plupart des opérations du tsar, notamment la conquête de Kazan, des raids en direction de la Crimée et des combats près de Narva. Lors d’une bataille près du village de Soudbichtché (aujourd’hui dans l’oblast d’Orel), avec un détachement de sept mille hommes, il aurait repoussé l’attaque d’une force tatare de soixante mille hommes.
Lorsque Fiodor grandit, il prit lui aussi part aux campagnes et suivit les traces de son père. Ensemble, ils repoussèrent une attaque tatare près de Riazan. En 1555, pour ses services, Alexeï fut élevé au rang de boyar, entrant dans le cercle le plus élevé de la noblesse et acquérant une influence encore plus grande. Il devint l’un des hommes de confiance d’Ivan le Terrible et présenta le tsar à son fils. Bientôt, Fiodor, lui aussi, reçut le titre de boyar et, en 1566, il fut nommé kravtchiï.
Le kravtchiï (que l’on peut traduire approximativement par « échanson » ou « maître de table ») n’était pas un simple serviteur chargé d’apporter nourriture et boisson. Au XVIe siècle, c’était l’un des postes clés de la cour, directement lié à la sécurité du souverain. Le kravtchiï veillait à la table du tsar — contrôlant nourriture et boissons, surveillant les ustensiles et le protocole — et protégeait ainsi la santé et la vie du tsar. La peur de l’empoisonnement était tout à fait réelle. C’est pourquoi le kravtchiï comptait parmi les plus proches serviteurs du souverain, et cette charge accordait d’importants privilèges. Fiodor reçut la ville de Gorokhovets en possession personnelle (aujourd’hui dans l’oblast de Vladimir).
Fiodor devint également un opritchnik — un membre de la garde personnelle du tsar et le bras coercitif de l’opritchnina. Il convient ici d’expliquer ce qu’était l’opritchnina.
En termes simples, l’opritchnina fut un système répressif et une forme particulière de gouvernement instaurée par Ivan pour lutter contre l’élite boyarde, qu’il soupçonnait de trahison et de complot. Le pays fut divisé en deux : une partie passa sous l’autorité directe du tsar et fut appelée l’opritchnina ; l’autre conserva une administration plus habituelle, mais subit confiscations, violences et razzias de la part des opritchniki. Les historiens débattent encore pour savoir si cette politique relevait surtout de la peur et de la méfiance du tsar, ou d’une tentative calculée de briser l’ancienne élite et de la remplacer par une nouvelle, personnellement loyale à sa personne. Pour comprendre le rôle de Basmanov, toutefois, l’essentiel est le suivant : un opritchnik faisait partie d’une machinerie de terreur — proche du tsar et protégé par sa puissance.
« Il est si enclin à la colère que, lorsqu’elle le saisit, il écume de la bouche comme un cheval et tombe dans une sorte de folie ; dans cet état, il s’emporte même contre ceux qu’il rencontre en chemin. »
— L’envoyé Daniel, prince de Buchau, à propos d’Ivan le Terrible
Fiodor Basmanov devint l’un des plus proches associés d’Ivan le Terrible. Outre ses fonctions à la table du tsar, il participa aux exécutions ordonnées par le souverain et dirigea certaines opérations. Ainsi, à l’été 1568, il fut envoyé à Dankov (aujourd’hui dans l’oblast de Lipetsk) pour régler le cas de deux voïvodes.
« …l’échanson Fiodor, beau de visage et vil d’âme, sans qui Ivan ne pouvait ni se réjouir aux festins, ni se repaître de meurtres. »
— L’historien russe Nikolaï M. Karamzine

Un schéma similaire apparaît dans l’histoire du prince Dmitri Ovtchinine, que différentes versions nomment Obolenski-Ovtchinine ou simplement par son surnom Ovtchina (littéralement « peau de mouton »). Le tsar imagina une exécution mise en scène comme le prolongement d’un festin. À table, il ordonna au prince de vider une énorme coupe de vin « à la santé du souverain », puis lui commanda de descendre à la cave et d’y boire « tout ce qu’il voudrait et autant qu’il le voudrait ». Mais, dans la cave, les chiens du tsar l’attendaient déjà et mirent Ovtchinine en pièces. Cet épisode a été rapporté par un noble allemand qui servait de traducteur à la cour.
« Le jeune prince Dmitri Obolenski-Ovtchinine […] fut exécuté à la suite d’un seul rapport, pour s’être querellé avec le jeune Fiodor Basmanov, favori d’Ivan, et lui avoir dit : “Moi et mes ancêtres avons toujours servi le souverain avec profit, mais toi, tu le sers par une sodomie infâme.” »
— L’historien russe Sergueï M. Soloviov
« Ainsi Ovtchina descend dans les caves à vin avec ceux qui, sur l’ordre du tyran, devaient le régaler d’un banquet si somptueux ; mais là les gardiens des chenils l’attendaient, préparés et dressés par le tyran de sorte que, dès que le prince Ovtchina entrerait, ils l’étrangleraient. […] La raison de sa mort secrète fut que, au milieu des querelles et des injures avec Fiodor, fils de Basman, Ovtchina lui reprocha un acte honteux qu’il avait coutume de commettre avec le tyran. En effet, le tyran abusait de l’affection de Fiodor, et Fiodor avait l’habitude d’exposer tout le monde à la colère du tyran. C’est pourquoi, lorsque le prince Ovtchina le maudit pour cela […], Fiodor, enflammé de colère, alla trouver le tyran en pleurs et accusa Ovtchina. »
— Albert Schlichting, d’après « Bref récit du caractère et du gouvernement brutal de Vassilievitch, tyran de Moscovie »
La proximité de Fiodor avec le tsar allait si loin qu’il reçut une mission touchant le sommet même de la hiérarchie ecclésiastique. Elle concernait Philippe, métropolite de Moscou et de toute la Rus’ — l’un des chefs religieux les plus influents du pays et, de fait, le primat de l’Église russe. Philippe osa s’élever contre les répressions d’Ivan le Terrible : certains boyards lui demandèrent d’intercéder auprès du tsar. Au cours d’un office dans la cathédrale de la Dormition du Kremlin, le métropolite appela publiquement Ivan à « cesser de verser le sang chrétien ». Ivan ne s’arrêta pas ; il redoubla de terreur.
Peu après, au milieu d’un service, Fiodor Basmanov annonça que le métropolite Philippe devait être privé de son rang — autrement dit, dépouillé de sa charge et de son autorité ecclésiastiques. Philippe fut jeté dans un cachot et, plus tard, étranglé par un bourreau.
L’histoire se nourrit souvent d’une ironie sinistre : ceux qui participent aux exécutions et aux représailles peuvent devenir, à leur tour, des victimes. La fin de la famille Basmanov demeure incertaine, car plusieurs versions de leur mort existent. L’une d’elles soutient que le père et le fils tombèrent en disgrâce après avoir été soupçonnés de comploter avec le roi de Lituanie et de trahir le tsar.
« Alexeï [Basmanov] et son fils [Fiodor], avec qui le grand-prince avait coutume de se livrer à la débauche, furent tués. »
— Heinrich von Staden, auteur allemand de mémoires sur la Moscovie
André Kourbski, ancien commandant d’Ivan le Terrible qui s’enfuit ensuite vers le grand-duché de Lituanie et, de là, mena sa célèbre correspondance avec le tsar, proposa une version plus sombre encore : Fiodor aurait été contraint de tuer son propre père.
« …le voïvode de l’armée démoniaque, infernale — l’amant du tsar, Fiodor Basmanov — trancha de sa propre main la gorge de son père Alexeï, un flatteur des plus renommés, mais en vérité un insensé et la ruine de lui-même comme de la terre de la Sainte-Rus’ (russe). Ô Dieu juste ! Combien justes, Seigneur, sont Tes jugements ! Ce qu’il avait préparé pour ses frères, il le goûta bientôt lui-même ! »
— André Kourbski
Ces textes soulignent aussi un détail révélateur : dans ses réponses aux accusations de Kourbski, Ivan le Terrible ne réagit d’aucune manière à l’expression « l’amant du tsar ». Il ne la réfuta pas directement et n’en discuta même pas.
Selon une autre version, les Basmanov furent exilés à Belozersk (aujourd’hui dans l’oblast de Vologda), où ils « cessèrent d’exister dans la disgrâce ». Quoi qu’il en soit, les récits soulignent que, dès janvier 1571, Fiodor Basmanov était déjà mort. Si l’on compte à partir de sa nomination comme kravtchiï en 1566, cela signifie qu’il occupa cette charge pendant environ cinq ans et demeura l’un des hommes les plus proches du tsar à la cour.
Après la mort de Fiodor, le tsar Ivan IV fit un don monastique en son nom et au nom de ses proches : il paya pour que leurs noms soient régulièrement commémorés au cours des offices et, année après année, pour que soit assuré le « petit repas commémoratif » — une modeste collation funéraire.
« En l’an 7091 (1583), le tsar souverain et grand-prince Ivan Vassilievitch de toute la Rus’ donna, pour la commémoration éternelle, pour Alexeï Fiodorovitch Basmanov et pour ses enfants Fiodor et Piotr, 455 roubles — afin que le petit entretien leur soit accordé année après année, tant que ce saint monastère subsistera. »
— « Description historique de la laure de la Sainte-Trinité de saint Serge »

L’image de Fiodor Basmanov s’est solidement ancrée dans la littérature et le cinéma, surtout en lien avec sa relation avec Ivan le Terrible.
Dans le roman historique d’Alexeï Tolstoï Le Prince Serebriany (souvent inscrit aux lectures scolaires), Basmanov est dépeint comme un guerrier corrompu, mais capable, et comme le favori du tsar. Tolstoï relie aussi le rôle de Basmanov à la cour à une « féminité » ostensiblement affichée dans son comportement : « vêtu d’un letnik (un ancien vêtement féminin de dessus en Russie), il se trémoussait comme une fillette ; et maintenant, à ce qu’il paraît, il a soulevé les paysans et les serfs domestiques, et il a attaqué les Tatars ».
« — Où en trouverait-il un ? — poursuivit Basmanov, comme aiguillonné vers une insolence plus grande encore, — où trouverait-il un serviteur plus beau que moi ? Avez-vous jamais vu des sourcils pareils aux miens ? Ne dirait-on pas de la zibeline ? Et mes cheveux ? Touchez-les, prince — sentez : c’est de la soie… oui, vraiment — de la soie !
Un dégoût se peignit sur le visage de Serebriany. Basmanov le remarqua et continua, comme s’il voulait tourmenter son hôte :
— Et mes mains, regardez, prince — ne sont-elles pas comme celles d’une fille ? Seulement aujourd’hui je les ai un peu frottées. C’est mon tempérament : je ne m’épargne en rien !
— En effet, vous ne vous épargnez en rien, — dit Serebriany, ne parvenant plus à contenir son indignation. — Si la moitié seulement de ce qu’on dit de vous est vrai…
— Et que dit-on de moi ? — coupa Basmanov, en plissant les yeux avec malice.
— Ce que vous me racontez suffirait déjà ; mais on dit aussi que devant le tsar, Dieu me pardonne, vous dansez comme une demoiselle en robe légère d’été !
Le visage de Basmanov s’empourpra, mais il fit appel à son habituelle effronterie pour se tirer d’affaire.
— Et alors ? — dit-il en affectant l’indifférence, — si je danse vraiment ? »
— Alexeï Tolstoï, roman « Le Prince Serebriany »
La scène où Basmanov danse devant le tsar n’est pas confirmée par les sources historiques. Néanmoins, c’est précisément ce procédé artistique — la suggestion d’une intimité, transmise par le geste et la tension — que le réalisateur Sergueï Eisenstein reprit dans son film Ivan le Terrible. Dans son œuvre, comme dans le roman de Tolstoï, la proximité de Basmanov avec le tsar est soulignée par des allusions que l’on peut lire comme un homoérotisme latent.
Des motifs similaires sont également relevés dans le film Le Tsar Ivan le Terrible (1991). Un moment particulièrement marquant y est l’arrestation de Basmanov : tandis qu’il crie après le tsar, il lance une accusation — « Et mes péchés sont les mêmes que les tiens ! » — suggérant leurs « transgressions » communes.
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Références et sources
- Йовий П. Описания прославленных мужей. 1546. [Paolo Giovio — Descriptions d’hommes illustres]
- Герберштейн С. фон. Записки о Московии. 1549. [Sigismund von Herberstein — Notes sur les affaires moscovites]
- Курбский А. М. История о великом князе Московском. [André Kourbski — Histoire du grand-prince de Moscou]
- Соловьёв С. М. История России с древнейших времён. Т. 6. [Sergueï M. Soloviov — Histoire de la Russie depuis les temps les plus reculés (t. 6)]
- Толстой А. К. Князь Серебряный: повесть времён Ивана Грозного. 1862. [Alexeï K. Tolstoï — Le Prince Serebriany : récit du temps d’Ivan le Terrible]
- Флоря Б. Н. Иван Грозный. [Boris N. Floria — Ivan le Terrible]