Le Parlement du Kirghizistan approuve en première lecture l'interdiction de la transition de genre

Le 4 juin 2026, le parlement du Kirghizistan a approuvé en première lecture un projet de loi qui interdit de facto la transition transgenre et la modification de la mention du sexe dans les documents officiels.

Les amendements affecteront le Code de la famille, la loi sur l’état civil et la loi sur la protection de la santé publique. Selon l’initiative, le sexe d’une personne sera déterminé exclusivement par les caractéristiques biologiques enregistrées à la naissance. La modification de la mention du genre dans les documents sera totalement interdite, sauf pour corriger une erreur technique commise lors de l’enregistrement initial. Toutes les interventions médicales liées à la transition, y compris les interventions chirurgicales et l’hormonothérapie, seront également interdites. La seule exception concernera les variations congénitales du développement sexuel.

De plus, le projet de loi n’autorise pas le mariage entre des personnes du même “sexe biologique”.

Le document introduit également des restrictions spécifiques pour les mineurs, interdisant les actions visant à modifier leur “identité de genre”. Les parents auraient l’obligation légale d’élever leurs enfants strictement en fonction de leur sexe biologique.

L’un des initiateurs du projet, le député Bolot Sagynaev, a expliqué ces nouvelles mesures par la nécessité de protéger les “valeurs familiales” et la moralité publique. Selon lui, la possibilité de modifier la mention du sexe crée des “risques pour le droit de la famille, l’armée, la justice et le sport”.

Le projet de loi n’est pas encore entré en vigueur. Pour devenir une loi, il doit passer en deuxième et troisième lectures au parlement, après quoi il sera envoyé au président pour signature.