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Le ministère américain de la Justice lance un appel à recherches sur la dysphorie de genre et les crimes violents

Entrée du ministère américain de la Justice à Washington, 2025. Photo : G. Edward Johnson / Wikimedia Commons, CC BY 4.0 ; réduction et conversion en WebP.
Entrée du ministère américain de la Justice à Washington, 2025. Photo : G. Edward Johnson / Wikimedia Commons, CC BY 4.0 ; réduction et conversion en WebP.

Le National Institute of Justice, rattaché au ministère américain de la Justice, a lancé le 9 octobre 2026 un appel à projets sur la dysphorie de genre, son traitement et les comportements violents, doté d’un budget total d’un million de dollars. Dans son annonce, l’organisme souligne le manque de données empiriques, notamment sur d’éventuels mécanismes causaux.

L’institut propose d’analyser des données existantes. Parmi les exemples figurent la fréquence des crimes violents, les données sur les détenus, les liens entre violence et diagnostic ou traitement, le chevauchement des expériences de victime et d’auteur, ainsi que les troubles associés. Ce sont des pistes, non une obligation d’étudier uniquement les détenus. Selon les conditions de financement, la collecte de nouvelles données primaires est exclue ; les candidats doivent expliquer les limites des données retenues et leur accessibilité.

Les demandes initiales doivent être déposées sur Grants.gov avant l’échéance du 23 novembre, puis les dossiers complets sur JustGrants avant celle du 30 novembre, à l’heure de l’Est des États-Unis.

Meghan Maury, responsable des politiques du Transgender Law Center, craint que l’administration n’ait déjà fixé le résultat souhaité. Selon LGBTQ Nation, ces propos ont été tenus auprès de Science. Elena Redfield, du Williams Institute, a mis en doute l’accès aux diagnostics contenus dans des dossiers médicaux protégés. Alexander Tsai, psychiatre à Harvard Medical School, a averti qu’une analyse portant sur un échantillon de détenus pourrait surestimer la criminalité.

Selon l’Association américaine de psychiatrie, la dysphorie de genre désigne une détresse cliniquement significative liée au décalage entre l’identité de genre et le sexe assigné à la naissance. Toutes les personnes trans n’ont pas ce diagnostic. L’annonce de cet appel ne démontre en elle-même ni association ni lien de causalité entre dysphorie, traitement et violence.

Urania avait déjà évoqué la controverse autour des statistiques de violences carcérales publiées par le ministère américain de la Justice et des données sur les détenus trans.

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