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La Russie interdit l'entrée à une étudiante israélienne après des mentions « J'aime » sur les LGBT et l'Ukraine

Terminal C de l’aéroport Cheremetievo, 2024. Photo: Nord794ub / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. 1280 × 960, WebP.
Terminal C de l’aéroport Cheremetievo, 2024. Photo: Nord794ub / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. 1280 × 960, WebP.

Les autorités russes ont interdit l’entrée à une étudiante en Russie, citoyenne israélienne et ukrainienne, après avoir examiné son téléphone et son activité sur les réseaux sociaux. Selon Mediazona, qui a révélé l’affaire le 21 octobre, ses mentions « J’aime » concernaient notamment des publications sur les LGBT et l’armée ukrainienne. Le média a étudié une décision de justice et interrogé l’étudiante, dont il a changé le nom à sa demande en Noa Cohen.

Selon elle, elle étudiait en Russie depuis 2021 et y venait avec un visa étudiant délivré en tant que citoyenne israélienne. À l’été 2025, elle a pris un vol de Minsk vers l’aéroport moscovite de Cheremetievo. Les gardes-frontières ont pris son téléphone et elle a attendu environ sept heures avant d’être interrogée. L’entrée lui a été refusée et elle a été renvoyée à Minsk.

D’après les documents décrits par Mediazona, les agents ont relevé des mentions « J’aime » sur des publications concernant les LGBT, des soldats ukrainiens et des responsables politiques, ainsi que des abonnements et d’autres contenus du téléphone. La décision judiciaire indique qu’un agent du FSB y a vu une menace pour la sécurité russe ; elle affirme aussi que l’étudiante aurait induit les agents en erreur. Cohen expliquait que ses mentions reflétaient ses opinions personnelles et que certaines pouvaient être accidentelles ; elle disait n’avoir appelé à aucune action.

Elle a contesté sans succès le refus d’entrée par l’intermédiaire d’un avocat. Au cours de la procédure, le FSB a présenté une décision distincte d’interdiction d’entrée ; l’article n’en précise ni la durée ni la date.

Uránia avait évoqué une autre affaire : en septembre 2026, le militant LGBT russe Iaroslav Sirotkine a été condamné par contumace à quatre ans de colonie pénitentiaire, notamment dans une affaire liée à des publications sur sa chaîne Telegram.

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