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En Russie, un directeur médical déjà condamné pour « extrémisme LGBT » est accusé d'appartenance au « mouvement du satanisme »

Le 1er octobre 2026, il a été révélé que la justice russe a ouvert de nouvelles poursuites pénales contre Ilya Jouravliov, ancien directeur d’un réseau de centres de dialyse dans la région d’Oulianovsk, qui purge déjà une peine d’emprisonnement pour « extrémisme LGBT ». Les enquêteurs l’accusent désormais d’avoir participé aux activités du « Mouvement international du satanisme », une entité interdite en Russie, rapporte le média indépendant Mediazona en citant le projet de défense des droits humains « L’avocat pénitentiaire ».

Ce nouveau chef d’inculpation repose sur la partie 2 de l’article 282.2 du Code pénal de la Fédération de Russie (participation à une organisation extrémiste). L’accusation reprend les allégations formulées par les services de sécurité lors de son arrestation initiale en août 2024. Le FSB affirmait alors que Jouravliov, « adepte du satanisme, promouvait les relations homosexuelles auprès de ses subordonnés comme méthode d’initiation au culte du diable », promettant promotions et avantages financiers à ceux qui s’y soumettaient.

En mars 2025, le tribunal du district d’Inza l’avait condamné à trois ans de colonie pénitentiaire à régime général et six mois de restriction de liberté. Il avait été reconnu coupable de participation au prétendu « mouvement international LGBT » (article 282.2, partie 2) et de contrainte à des actes de nature sexuelle envers un employé (article 133, partie 1). Les enquêteurs avaient retenu comme preuve d’extrémisme des messages privés extraits de son téléphone. Cette condamnation a été confirmée en cassation à l’automne 2025.

Le « Mouvement international du satanisme » a été classé comme organisation extrémiste et banni par la Cour suprême de Russie le 23 juillet 2025, sur requête conjointe du Parquet général et du ministère de la Justice. Le jugement à huis clos avait été rendu par le magistrat Oleg Nefedov. Les juristes et les défenseurs des libertés fondamentales rappellent qu’aucune entité formelle de ce nom n’existe et que de telles qualifications floues permettent de criminaliser arbitrairement des croyances intimes, des représentations occultes ou des minorités spirituelles.

« Uránia » avait précédemment évoqué les sanctions de l’Union européenne contre le juge Oleg Nefedov pour ses décisions d’interdiction visant les mouvements LGBT et satanistes, et mentionné l’affaire Jouravliov parmi les premiers procès pour « extrémisme LGBT » en Russie .

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