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Les ressources scolaires LGBT s'invitent dans les élections anticipées en Colombie-Britannique

Les édifices du Parlement de Colombie-Britannique à Victoria. Photo : [Michal Klajban / Wikimedia Commons](https://commons.wikimedia.org/wiki/File:British_Columbia_Parliament_Buildings_in_Victoria,_British_Columbia,_Canada_17.jpg) (CC BY-SA 4.0)
Les édifices du Parlement de Colombie-Britannique à Victoria. Photo : [Michal Klajban / Wikimedia Commons](https://commons.wikimedia.org/wiki/File:British_Columbia_Parliament_Buildings_in_Victoria,_British_Columbia,_Canada_17.jpg) (CC BY-SA 4.0)

À la fin de septembre 2026, l’avenir des ressources scolaires SOGI 123 sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre est devenu un enjeu de la campagne pour les élections anticipées en Colombie-Britannique, au Canada. Le vote aura lieu le 24 octobre. Le Parti conservateur de la Colombie-Britannique et OneBC promettent de retirer ces ressources des écoles, tandis que le Nouveau Parti démocratique (NPD) au pouvoir veut poursuivre les mesures contre l’intimidation et la discrimination visant les élèves LGBT.

Le premier ministre provincial et chef du NPD, David Eby, a déclenché les élections le 22 septembre, deux ans avant l’échéance prévue. Il a invoqué le conflit commercial avec les États-Unis et la nécessité d’obtenir un nouveau mandat pour protéger l’économie provinciale. Selon Associated Press , la campagne se déroule sur fond de changements de direction et de divisions à droite. Le site officiel d’Elections BC confirme la date du 24 octobre.

SOGI 123 n’est ni une matière obligatoire distincte ni un programme scolaire autonome. Il s’agit d’un ensemble de ressources pour les enseignants, élaboré avec le ministère de l’Éducation, sur les politiques scolaires, les milieux inclusifs et les échanges autour de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre. Le gouvernement de la Colombie-Britannique précise que les écoles et les enseignants choisissent eux-mêmes les outils utilisés, dans le respect des programmes et des règles antidiscrimination.

Le chef conservateur par intérim Lorne Doerkson a déclaré que son parti abolirait SOGI 123 et recentrerait les classes sur la lecture, l’écriture et les mathématiques s’il l’emportait. OneBC, dirigé par Dallas Brodie, a également fait du retrait de SOGI 123 des classes une priorité. Les partisans de cette position invoquent l’autorité des parents sur l’éducation de leurs enfants et estiment que l’école ne doit pas donner une interprétation idéologique des questions de sexe et de genre.

Eby a au contraire affirmé que le NPD n’abandonnerait pas la lutte contre l’intimidation et a souligné le rôle des enseignants auprès des élèves. Dans un comparatif publié par CBC et repris par Yahoo News , le NPD présente SOGI comme une question de sécurité scolaire, non comme une décision médicale ou un cours distinct d’éducation sexuelle. Le ministère provincial de l’Éducation affirme aussi que ces ressources ne favorisent aucune identité particulière et visent à prévenir la discrimination.

Le débat plus large a été relancé par une tribune publiée dans Xtra le 28 septembre. Son autrice, Mel Woods, estime que les partis canadiens de centre gauche se limitent souvent à des déclarations générales en faveur des personnes trans et risquent de laisser l’initiative à leurs adversaires. Il s’agit de son analyse, et non du résultat d’un sondage. La tribune a paru avant une série de scrutins en octobre : outre l’élection britanno-colombienne, le calendrier officiel du gouvernement canadien mentionne les élections provinciales au Québec le 5 octobre et des élections municipales dans plusieurs provinces.

« Urania » a déjà consacré des articles au litige sur le placement de femmes trans dans les prisons pour femmes au Canada et à Éric Duhaime, ouvertement gay, qui mène le Parti conservateur du Québec aux élections provinciales .

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