Le Premier ministre du Sénégal accuse l'Occident de vouloir imposer l'homosexualité

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a accusé l’Occident de chercher à « imposer l’homosexualité au reste du monde ». Lors d’un discours au parlement le 22 mai 2026, il a déclaré que les pays occidentaux utilisent leurs ressources et leur contrôle des médias pour faire pression sur les autres nations.

M. Sonko a catégoriquement rejeté la possibilité d’un moratoire sur l’application de la nouvelle loi qui durcit les peines pour les relations homosexuelles. Un groupe d’une trentaine de personnalités d’origine africaine avait précédemment demandé la suspension de la loi dans une lettre ouverte publiée dans le journal français Libération.

« S’ils ont choisi cette pratique, c’est leur problème, mais nous n’avons absolument rien à apprendre d’eux », a déclaré le Premier ministre. Il a ajouté qu’aucun pays asiatique, africain ou arabe ne critique le Sénégal pour ses lois. M. Sonko a appelé le système judiciaire à appliquer la loi de manière totale et impartiale afin de « mettre fin à la propagation de l’homosexualité », et a noté que les peines seraient renforcées si nécessaire.

Début mars 2026, le parlement sénégalais a adopté une loi qui double les peines de prison pour les relations homosexuelles. Elles sont désormais passibles de cinq à dix ans de privation de liberté. Le président Bassirou Diomaye Faye a promulgué la loi le 31 mars.

Le Sénégal est un pays où la majorité de la population est de confession musulmane. Le durcissement des peines pour homosexualité était une promesse de longue date du camp au pouvoir. La nouvelle loi a été adoptée dans un contexte de vague d’arrestations de personnes soupçonnées de relations homosexuelles et d’une montée du sentiment homophobe dans la société.